Sida en Tunisie:

Jeudi 17 juillet 2008

 

Unir le monde contre le SIDA


Sida au Moyen-Orient et Afrique du Nord

Aperçu régional

Des systèmes de surveillance du VIH très inégaux posent des problèmes pour déterminer les schémas et tendances des épidémies dans un grand nombre des pays de la région. L’information relative au VIH sur les groupes les plus exposés au risque, par exemple les consommateurs de drogues injectables, les professionnel(le)s du sexe et les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, reste limitée.

Deux facteurs pourraient être décisifs dans l’augmentation des épidémies de la région : l’éventuelle transmission du VIH des consommateurs de drogues injectables à la population plus générale et l’augmentation apparente des rapports sexuels extraconjugaux non protégés—qui se reflète dans les niveaux élevés des autres infections sexuellement transmissibles dans certains pays.

Si globalement le nombre des cas de VIH signalés dans la région reste faible, il est en augmentation dans plusieurs pays, partiellement en raison de l’élargissement des activités de dépistage du VIH. Tel est par exemple le cas en Algérie, où les cas de VIH notifiés ont doublé entre 2001 et 2006.

La plupart des infections à VIH dans la région se produisent chez des hommes et dans les zones urbaines, à l’exception du Soudan, où une épidémie plus généralisée est en cours. Dans certains pays, la proportion de femmes séropositives au VIH est en augmentation, au fur et à mesure que l’épidémie se propage des consommateurs de drogues injectables, généralement de sexe masculin, et des clients des professionnel(le)s du sexe à leurs épouses et compagnes.

Si les rapports sexuels tarifés non protégés sont un facteur clé des épidémies de VIH dans l’ensemble de la région, la consommation de drogues injectables est la principale voie de transmission du VIH dans de nombreux pays, dont l’Afghanistan, la Jamahiriya arabe libyenne et la République islamique d’Iran, et figure dans les épidémies de l’Algérie, du Maroc, de la République arabe syrienne et de la Tunisie.


Données et tendances dans les pays

Le Soudan connaît toujours l’épidémie la plus importante de la région, et les rapports hétérosexuels en sont le principal moteur.

En Algérie et au Maroc, un niveau de prévalence du VIH bien supérieur à l’estimation de la prévalence nationale du VIH chez l’adulte a été relevé parmi les professionnelles du sexe.

Une récente étude effectuée en Egypte a révélé que 6% des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes étaient séropositifs au VIH, comme l’étaient 9% des hommes d’un groupe analogue étudié en 2006 dans l’Etat de Khartoum au Soudan. Près de la moitié (42%) des Egyptiens de sexe masculin et plus de la moitié (56%) des hommes soudanais participant à ces études ont déclaré avoir eu recours au commerce du sexe. Pourtant, le recours au préservatif lors de rapports tarifés était rare, un homme sur 10 environ (9%) des hommes de l’étude égyptienne et moins de la moitié des hommes de l’étude soudanaise ont déclaré avoir utilisé une protection la dernière fois qu’ils ont acheté des rapports sexuels.

On estime que le matériel d’injection de drogues non stérile est la principale voie de transmission en Tunisie, où plus de 80% des 186 personnes séropositives au VIH participant à une étude dans un hôpital de Tunis étaient des consommateurs de drogues injectables. On relève aussi un risque de flambées de VIH liées à la consommation de drogues en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, où on estime que 40% des utilisateurs d’héroïne consomment maintenant leur drogue par injection.

Dans la région, c’est la République islamique d’Iran qui connaît la prévalence du VIH la plus élevée parmi les consommateurs de drogues injectables. Près d’un homme consommateur de drogues injectables sur quatre (23%) testés dans un centre d’aide sociale de Téhéran était séropositif au VIH, ainsi que 15% de ceux qui fréquentaient les autres centres de traitement de la toxicomanie de la ville.



Source: Le point sur l’épidémie de sida, 2007—résumés par région

 

Par scorangel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 19 mars 2008

En Tunisie, les premiers cas de sida ont été découverts en 1985.
Depuis, 1 299 cas d’infection ont été enregistrés :
863 personnes ont développé la maladie 
436 en sont mortes.
En l’absence d’un dépistage anonyme et gratuit, ces chiffres sont probablement inférieurs à la réalité.

Les estimations de l’OMS sont encore plus pessimistes:
 il y aurait en Tunisie 8700 cas ( entre 4700 et 21 000 !!!!!!! ) de personnes vivant avec le VIH/SIDA !


Par scorangel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 19 mars 2008
Le premier cas de VIH/sida en Tunisie date de 1985. Selon la DSSB, entre 1985 et 2005, près de 1 299 personnes ont été déclarées officiellement atteintes, dont 863 au stade de sida, soit une proportion de prévalence de 1 cas/10 000 habitants.
(mais le chiffre exact est bcp plus élevé!!!)

Toutefois, il faudrait revoir le système de surveillance puisque près de 50% des patients sont découverts à un stade avancé de la maladie, signe d?une insuffisance des capacités du système de surveillance à dépister les cas de séropositivité.
Une remarque : le VIH/sida est la maladie des pauvres en Tunisie.

62% des PVVIH sont chômeurs, 18% disposent d?un emploi précaire (femme de ménage, aide-maçon, commerçant ambulant, ouvrier non qualifié?), 14% bénéficient d?un emploi stable (ouvrier qualifié, cadre moyen), 6% femmes au foyer, environ 90% proviennent d?un milieu socio-économique défavorisé et 4/5 arrivent à survivre grâce au soutien de la famille.
Si on risque de devenir un pays à haut risque, ce sera pour plusieurs raisons, dont la jeunesse de la population (près d?un tiers de la population tunisienne a aujourd?hui entre 15 et 30 ans).
Durant les années à venir, cette catégorie de la population, la plus concernée par la vulnérabilité face au VIH/sida, augmentera en nombre et en poids dans la population.
Avec l?évolution des m?urs, les jeunes se marient de plus en plus tard, alors même que leur perception de la sexualité est moins traditionnelle que celle des générations précédentes.

La Tunisie peut craindre une augmentation spectaculaire du nombre des infections dans les années à venir à cause :
- D?une part, de la faiblesse des systèmes de surveillance et le manque de projets de recherche socio comportementale, associés à des services de dépistages très limités ne permettent pas de mieux comprendre la portée réelle de l?infection au VIH et de son impact.
- La non disponibilité des préservatifs dans les universités, les hôtels et l'absence de distributeurs automatiques de préservatifs et le prix sont des facteurs qui rendent difficile leur utilisation, bien que la religion soit un facteur incitant à leur utilisation.
- D?autre part, à cause de la libéralisation de la vie sexuelle, le développement des relations extraconjugales, le développement de la prostitution illégale dans les grandes villes et les villes touristiques, la cherté des préservatifs qui demeurent vendus uniquement dans les pharmacies, à un prix moyen dépassant 3.500 DT les 3 unités et le tourisme sexuel.

Ce tourisme est plutôt un tourisme balnéaire et non un tourisme sexuel. Néanmoins, le tourisme sexuel existe et est appelé à augmenter en Tunisie vu l?augmentation de la prostitution clandestine de luxe.
Une situation qui n?est pas trop préoccupante pour le moment, mais qui a fait le sujet d?études sur l?impact d?une éventuelle propagation endémique.

L?impact macroéconomique du VIH/sida dans la région MENA a été analysé pour la première fois dans une étude de la Banque mondiale en 2003.
La Banque mondiale a publié une étude cherchant à estimer les coûts économiques potentiels d?une propagation du VIH/sida dans la région du Moyen Orient et de l?Afrique du Nord, région de faible prévalence.
Les auteurs ont cherché à estimer l?impact macroéconomique du VIH/sida dans 9 pays du Moyen Orient et d?Afrique nord (Algérie, Djibouti, Égypte, Iran, Jordanie, Liban, Maroc, Tunisie et Yémen).

Les principales conclusions de l?étude sont que le risque de propagation du VIH/sida dans la région est réel et que l?impact économique de l?épidémie pourrait être considérable.
Les auteurs estiment qu?entre 2002 et 2025, les taux de croissance pourraient perdre entre 0,2 et 1,5 points par an et, en 2025, le PIB pourrait être réduit de 35% par rapport à son niveau en 2002.
Les dépenses publiques de santé pour traiter toutes les maladies liées au VIH/sida pourraient coûter 1,2% du PIB/an en 2015.

Les auteurs de l?étude ont développé un modèle de croissance optimale pour évaluer les risques et impacts macroéconomiques d'une propagation de l'épidémie du VIH/sida par deux modes de transmission : les rapports sexuels et le partage des seringues.
L?étude estime les coûts de l?inaction pour les économies de la région et recommande une intervention immédiate des autorités publiques pour lutter contre l'épidémie par une distribution gratuite des préservatifs et des seringues.

Dans le cas de la Tunisie, le modèle estime que le VIH/sida risque de s?amplifier dans les années à venir et donc d?avoir un impact économique considérable sur la croissance démographique, les dépenses de santé, la croissance et la production.

Les estimations sont les suivantes :

- Taux de prévalence du VIH/sida moyen en l?an 2015 de 4%

- Réduction de la force de travail de 3,5%

- Réduction du taux de croissance du PIB pour la période 2000-2025 de 0,34% par an, en moyenne

- Réduction de la production de 45% (2000-2025)

- Augmentation des dépenses de santé liées au VIH/sida de 1,2 % du PNB en moyenne en 2025.

L'étude montre également les gains d'une intervention préventive à travers un élargissement de l'utilisation des préservatifs de 30% et de l'utilisation de seringues propres de 2


http://www.tunisieaffaire.com/articles.php?id=723
Par scorangel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 1 janvier 2008
Qu'on ne se méprenne pas, l'éducation sexuelle n'est pas apparentée à la pornographie.
L'éducation sexuelle, ce n'est pas comment on fait, mais voilà l'anatomie, la physiologie, voilà la biologie, voilà la psychologie, voilà la société avec ses us et coutumes, voilà les précautions et voilà les risques liés à la santé sexuelle et à la reproduction. Voilà aussi qui consulter en cas de besoin de conseil et de nécessité de traitement.


L'éducation sexuelle s'adresse à tout le monde, de l'adolescence à la vieillesse. Des problèmes de santé sexuelle, il y en a à tous les paliers de la vie.
« L'éducation sexuelle précoce n'incite pas à la pratique sexuelle précoce », c'est l'OMS qui l'a dit, après de nombreuses études dans plusieurs pays.

Une bonne éducation sexuelle évite les grossesses non désirées, les interruptions volontaires de grossesse, les maladies sexuellement transmissibles dont le sida, les risques de stérilité, les traumatismes psychoaffectifs, les violences sexuelles, les violences de genre, les drames familiaux, les infanticides, les suicides

L'abstinence ne peut pas résoudre la question de l'éducation sexuelle. Car l'éducation sexuelle ne se résume pas à la sexualité, mais contribue à l'équilibre qui aboutit à une bonne santé mentale et physique.

A Tunis, du côté des cliniques, hôpitaux et autres structures spécialisées, voilà quelques exemples de ce qu'on peut voir dans les services de gynécologie.

-Abir a 20 ans et 2 mois, elle est étudiante en 2ème année, et elle porte le khimar. Depuis quelques jours elle est prise en charge en milieu spécialisé pour trouble de l'attention, difficulté de concentration, tristesse excessive, mauvais résultats scolaires et infection génitale. Il s'est avéré que la dépression latente et l'infection génitale avaient la même cause. Le fiancé (peut-être était-il barbu !) obligeait sa future épouse à avoir des rapports sexuels. La jeune étudiante est complètement désorientée, partagée entre le dégoût, la dévalorisation de soi et l'envie de disparaître. Pratique très courante, nous dit-elle, dans le milieu étudiant «barbu/voilée».

-Esma, 23 ans, une étudiante en 3ème année dans une prestigieuse école, se demande comment elle est tombée enceinte alors qu'elle n'a eu que des rapports superficiels : «Personne ne m'a forcée à faire ce que j'ai fait, c'est parce que j'en avais envie », nous dit-elle. A la question de savoir si elle regrette ce qu'elle a fait, elle répond : « J'aurais aimé être informée et me protéger ».

-Le comble, c'est cette étudiante en paramédical qui « n'était pas sûre qu'on risquait une grossesse après le 14ème jour du cycle ». Elle l'a appris à ses dépens. « Dans ma discipline on fait très peu de gynécologie, et je n'ai jamais parlé de ça avec qui que ce soit ». Elle a à peine 20 ans.

...L'expérience est traumatisante pour toutes ces jeunes, à telle enseigne que quand on leur demande quel moyen contraceptif elles comptent prendre, elles répondent toutes : l'abstinence. Pourtant les récidivistes d'IVG existent.


Dans le cadre de la formation continue dispensée aux médecins de la Santé publique, l'orateur parle des problèmes de santé de la reproduction rencontrés par les jeunes et des différentes méthodes mises à la disposition des praticiens pour leur venir en aide (pilule abortive, pilule du lendemain, prise en charge psychologique, éducation sexuelle. Soudain un médecin femme interrompt la communication pour dire : « Dites-moi, nous sommes dans une société musulmane ou je rêve ? », et tout de suite un autre confrère renchérit : «Mais vous les encouragez en leur facilitant tout ».
L'orateur leur a demandé leur conduite à tenir en cas de viol ou d'inceste. La pilule du lendemain s'impose, pour éviter des catastrophes.


Les chiffres officiels confirment les inquiétudes du médecin.
Les viols et les incestes sont fréquents (un viol et un inceste sur cent consultations jeunes)
Les MST (maladies sexuellement transmissibles) représentent plus de 65% des motifs de consultations chez les jeunes.
La grossesse non désirée touche Mademoiselle tout le monde
Lors d'un séminaire médical à Tunis, le Dr X, chef de service de gynéco-obstétrique s'alarme du nombre croissant de grossesses non désirées chez les jeunes filles, quel que soit le milieu socio-culturel.

Il fut un temps où les grossesses non désirées touchaient les très jeunes filles à peine sorties de l'adolescence, ou ces malheureuses employées de maison abusées par leurs patrons mâles ou par d'hypothétiques fiancés.
Aujourd'hui le profil a changé, c'est un peu la fille de Monsieur tout le monde (elle peut être instruite ou non, il n'y a aucune différence statistique), dans la tranche d'âge des 20 à 25 ans.
Elle manque d'éducation sexuelle, c'est sûr, mais elle est à la recherche de ce partenaire qui tarde à venir.

Si en 1984 l'âge du mariage était 24 ans pour les filles et 27 ans pour les garçons, en 2005 il est de 29 ans pour les filles et 33 ans pour les garçons.
Quand on arrive à la trentaine et qu'on est célibataire, c'est le corps qui parle plus que la raison. Et si l'on est mal informé, on ne va pas comprendre son corps, et on ne va pas vivre en harmonie avec sa sexualité et sa société.




 

Par scorangel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 1 janvier 2008
Par scorangel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Horloge

Recherche

Présentation

Images Aléatoires

  • hiver-et-.jpg
  • affiche-conert-3-copie-2.gif
  • blog.jpg
  • anti-virus.jpg
  • scora.jpg

Lecteur de musique

Publicité

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus