Le 20 mai 1983, la revue Science publiait un article de douze chercheurs français annonçant la découverte de l’agent responsable du sida, le Lymphadenopathy
Associated Virus, qui sera ultérieurement rebaptisé VIH, « virus de l’immunodéficience humaine ». Vingt-cinq ans et 25 millions de morts plus tard, cette même revue constate qu’il n’y a toujours
pas de vaccin antisida et que les campagnes de prévention « n’ont pas réussi à enrayer l’épidémie en Afrique ». Elle considère donc qu’il y a « un besoin urgent de reconsidérer les stratégies
existantes ». L’un des auteurs de l’étude, Daniel Halperin, de la Harvard School of Public Health, estime que « le meilleur outil pour limiter l’expansion du VIH-sida est la circoncision »
- l’ablation du prépuce. Le risque d’infection diminue en effet de 60 % pour les hommes circoncis, mais il est également réduit pour les femmes du simple fait que les porteurs du virus sont moins
nombreux. En avril 2007, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Onusida déclaraient déjà que « la promotion de la circoncision est une nouvelle stratégie importante de la prévention de
la transmission du VIH de la femme à l’homme », mais ajoutaient que c’était « une stratégie additionnelle et non une arme absolue ». En attendant
l’hypothétique vaccin, le préservatif est la seule protection sûre, même pour les circoncis.
- 1 juin 2008 - par RENÉ GUYONNET
Par scorangel
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