Jeudi 18 septembre 2008

               

                Du 16 au 26 septembre 2008, le comité de lutte contre les IST et le sida de l’Associa-Med (Association des stagiaires internes et étudiants en médecine de Tunis) a organisé, pour la 3ème année consécutive la campagne de collecte de dons et de vêtements neufs pour enfants séropositifs et nécessiteux à l’occasion d’aïd el Fitr, et ce, au sein de la Faculté de Médecine de Tunis

                 Le début fut un peu difficile, malgré une équipe très motivée, car  il coïncidait avec la rentrée scolaire, la semaine d’intégration et le concours de résidanat, les étudiants ne savaient plus où donner de la tête, ils ne venaient pas nombreux à notre stand !!! 

                 Une fois le concours terminé, que la première semaine était passée, et que les nouveaux étudiants on trouvé leur repères, c’est reparti d’un seul coup, en deux jours la somme collectée avait doublé,  ainsi que le nombre d’enfants qui allaient bénéficier de l’aide vestimentaire pour notre plus grand bonheur !

                A l’issue de cette campagne, nous avons pu acheter des vêtements et chaussures pour  40 enfants, âgés de 4 à 17 ans,  notre objectif était largement atteint !  Six enfants de plus que l’année dernière !

               La distribution a eu lieu au service des maladies infectieuses de l’hôpital  la Rabta, en présence de l’assistante sociale, des parents et de quelques enfants qui ont pu se déplacer. Ils m’ont chargé de vous transmettre un message, à vous qui avez donné de votre temps, de votre énergie et de votre argent pour leur apporter un minimum de bonheur, vous qui vous souciez de leur cause, qui n’oubliez pas qu’ils existent et qu’ils ont besoin de vous : Un grand merci de la part des 40 enfants que vous avez aidé !

 

                                                                                 Meryam Guedouar

                                                                                                    Responsable du comité

                                                                                               de lutte contre les IST/SIDA

                                                                             de l’Associa-Med

 

 

 


Par ramrOmz - Publié dans : Projets
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Jeudi 17 juillet 2008

 

Unir le monde contre le SIDA


Sida au Moyen-Orient et Afrique du Nord

Aperçu régional

Des systèmes de surveillance du VIH très inégaux posent des problèmes pour déterminer les schémas et tendances des épidémies dans un grand nombre des pays de la région. L’information relative au VIH sur les groupes les plus exposés au risque, par exemple les consommateurs de drogues injectables, les professionnel(le)s du sexe et les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, reste limitée.

Deux facteurs pourraient être décisifs dans l’augmentation des épidémies de la région : l’éventuelle transmission du VIH des consommateurs de drogues injectables à la population plus générale et l’augmentation apparente des rapports sexuels extraconjugaux non protégés—qui se reflète dans les niveaux élevés des autres infections sexuellement transmissibles dans certains pays.

Si globalement le nombre des cas de VIH signalés dans la région reste faible, il est en augmentation dans plusieurs pays, partiellement en raison de l’élargissement des activités de dépistage du VIH. Tel est par exemple le cas en Algérie, où les cas de VIH notifiés ont doublé entre 2001 et 2006.

La plupart des infections à VIH dans la région se produisent chez des hommes et dans les zones urbaines, à l’exception du Soudan, où une épidémie plus généralisée est en cours. Dans certains pays, la proportion de femmes séropositives au VIH est en augmentation, au fur et à mesure que l’épidémie se propage des consommateurs de drogues injectables, généralement de sexe masculin, et des clients des professionnel(le)s du sexe à leurs épouses et compagnes.

Si les rapports sexuels tarifés non protégés sont un facteur clé des épidémies de VIH dans l’ensemble de la région, la consommation de drogues injectables est la principale voie de transmission du VIH dans de nombreux pays, dont l’Afghanistan, la Jamahiriya arabe libyenne et la République islamique d’Iran, et figure dans les épidémies de l’Algérie, du Maroc, de la République arabe syrienne et de la Tunisie.


Données et tendances dans les pays

Le Soudan connaît toujours l’épidémie la plus importante de la région, et les rapports hétérosexuels en sont le principal moteur.

En Algérie et au Maroc, un niveau de prévalence du VIH bien supérieur à l’estimation de la prévalence nationale du VIH chez l’adulte a été relevé parmi les professionnelles du sexe.

Une récente étude effectuée en Egypte a révélé que 6% des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes étaient séropositifs au VIH, comme l’étaient 9% des hommes d’un groupe analogue étudié en 2006 dans l’Etat de Khartoum au Soudan. Près de la moitié (42%) des Egyptiens de sexe masculin et plus de la moitié (56%) des hommes soudanais participant à ces études ont déclaré avoir eu recours au commerce du sexe. Pourtant, le recours au préservatif lors de rapports tarifés était rare, un homme sur 10 environ (9%) des hommes de l’étude égyptienne et moins de la moitié des hommes de l’étude soudanaise ont déclaré avoir utilisé une protection la dernière fois qu’ils ont acheté des rapports sexuels.

On estime que le matériel d’injection de drogues non stérile est la principale voie de transmission en Tunisie, où plus de 80% des 186 personnes séropositives au VIH participant à une étude dans un hôpital de Tunis étaient des consommateurs de drogues injectables. On relève aussi un risque de flambées de VIH liées à la consommation de drogues en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, où on estime que 40% des utilisateurs d’héroïne consomment maintenant leur drogue par injection.

Dans la région, c’est la République islamique d’Iran qui connaît la prévalence du VIH la plus élevée parmi les consommateurs de drogues injectables. Près d’un homme consommateur de drogues injectables sur quatre (23%) testés dans un centre d’aide sociale de Téhéran était séropositif au VIH, ainsi que 15% de ceux qui fréquentaient les autres centres de traitement de la toxicomanie de la ville.



Source: Le point sur l’épidémie de sida, 2007—résumés par région

 

Par scorangel - Publié dans : Sida en Tunisie:
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Jeudi 17 juillet 2008



Le 20 mai 1983, la revue Science publiait un article de douze chercheurs français annonçant la découverte de l’agent responsable du sida, le Lymphadenopathy Associated Virus, qui sera ultérieurement rebaptisé VIH, « virus de l’immunodéficience humaine ». Vingt-cinq ans et 25 millions de morts plus tard, cette même revue constate qu’il n’y a toujours pas de vaccin antisida et que les campagnes de prévention « n’ont pas réussi à enrayer l’épidémie en Afrique ». Elle considère donc qu’il y a « un besoin urgent de reconsidérer les stratégies existantes ». L’un des auteurs de l’étude, Daniel Halperin, de la Harvard School of Public Health, estime que « le meilleur outil pour limiter l’expansion du VIH-sida est la circoncision » - l’ablation du prépuce. Le risque d’infection diminue en effet de 60 % pour les hommes circoncis, mais il est également réduit pour les femmes du simple fait que les porteurs du virus sont moins nombreux. En avril 2007, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Onusida déclaraient déjà que « la promotion de la circoncision est une nouvelle stratégie importante de la prévention de la transmission du VIH de la femme à l’homme », mais ajoutaient que c’était « une stratégie additionnelle et non une arme absolue ». En attendant l’hypothétique vaccin, le préservatif est la seule protection sûre, même pour les circoncis.



- 1 juin 2008 - par RENÉ GUYONNET
Par scorangel - Publié dans : Sida dans le monde:
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Mercredi 19 mars 2008

En Tunisie, les premiers cas de sida ont été découverts en 1985.
Depuis, 1 299 cas d’infection ont été enregistrés :
863 personnes ont développé la maladie 
436 en sont mortes.
En l’absence d’un dépistage anonyme et gratuit, ces chiffres sont probablement inférieurs à la réalité.

Les estimations de l’OMS sont encore plus pessimistes:
 il y aurait en Tunisie 8700 cas ( entre 4700 et 21 000 !!!!!!! ) de personnes vivant avec le VIH/SIDA !


Par scorangel - Publié dans : Sida en Tunisie:
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Mercredi 19 mars 2008
Par ramroOm - Publié dans : Affiches et slogans:
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Mercredi 19 mars 2008
Le premier cas de VIH/sida en Tunisie date de 1985. Selon la DSSB, entre 1985 et 2005, près de 1 299 personnes ont été déclarées officiellement atteintes, dont 863 au stade de sida, soit une proportion de prévalence de 1 cas/10 000 habitants.
(mais le chiffre exact est bcp plus élevé!!!)

Toutefois, il faudrait revoir le système de surveillance puisque près de 50% des patients sont découverts à un stade avancé de la maladie, signe d?une insuffisance des capacités du système de surveillance à dépister les cas de séropositivité.
Une remarque : le VIH/sida est la maladie des pauvres en Tunisie.

62% des PVVIH sont chômeurs, 18% disposent d?un emploi précaire (femme de ménage, aide-maçon, commerçant ambulant, ouvrier non qualifié?), 14% bénéficient d?un emploi stable (ouvrier qualifié, cadre moyen), 6% femmes au foyer, environ 90% proviennent d?un milieu socio-économique défavorisé et 4/5 arrivent à survivre grâce au soutien de la famille.
Si on risque de devenir un pays à haut risque, ce sera pour plusieurs raisons, dont la jeunesse de la population (près d?un tiers de la population tunisienne a aujourd?hui entre 15 et 30 ans).
Durant les années à venir, cette catégorie de la population, la plus concernée par la vulnérabilité face au VIH/sida, augmentera en nombre et en poids dans la population.
Avec l?évolution des m?urs, les jeunes se marient de plus en plus tard, alors même que leur perception de la sexualité est moins traditionnelle que celle des générations précédentes.

La Tunisie peut craindre une augmentation spectaculaire du nombre des infections dans les années à venir à cause :
- D?une part, de la faiblesse des systèmes de surveillance et le manque de projets de recherche socio comportementale, associés à des services de dépistages très limités ne permettent pas de mieux comprendre la portée réelle de l?infection au VIH et de son impact.
- La non disponibilité des préservatifs dans les universités, les hôtels et l'absence de distributeurs automatiques de préservatifs et le prix sont des facteurs qui rendent difficile leur utilisation, bien que la religion soit un facteur incitant à leur utilisation.
- D?autre part, à cause de la libéralisation de la vie sexuelle, le développement des relations extraconjugales, le développement de la prostitution illégale dans les grandes villes et les villes touristiques, la cherté des préservatifs qui demeurent vendus uniquement dans les pharmacies, à un prix moyen dépassant 3.500 DT les 3 unités et le tourisme sexuel.

Ce tourisme est plutôt un tourisme balnéaire et non un tourisme sexuel. Néanmoins, le tourisme sexuel existe et est appelé à augmenter en Tunisie vu l?augmentation de la prostitution clandestine de luxe.
Une situation qui n?est pas trop préoccupante pour le moment, mais qui a fait le sujet d?études sur l?impact d?une éventuelle propagation endémique.

L?impact macroéconomique du VIH/sida dans la région MENA a été analysé pour la première fois dans une étude de la Banque mondiale en 2003.
La Banque mondiale a publié une étude cherchant à estimer les coûts économiques potentiels d?une propagation du VIH/sida dans la région du Moyen Orient et de l?Afrique du Nord, région de faible prévalence.
Les auteurs ont cherché à estimer l?impact macroéconomique du VIH/sida dans 9 pays du Moyen Orient et d?Afrique nord (Algérie, Djibouti, Égypte, Iran, Jordanie, Liban, Maroc, Tunisie et Yémen).

Les principales conclusions de l?étude sont que le risque de propagation du VIH/sida dans la région est réel et que l?impact économique de l?épidémie pourrait être considérable.
Les auteurs estiment qu?entre 2002 et 2025, les taux de croissance pourraient perdre entre 0,2 et 1,5 points par an et, en 2025, le PIB pourrait être réduit de 35% par rapport à son niveau en 2002.
Les dépenses publiques de santé pour traiter toutes les maladies liées au VIH/sida pourraient coûter 1,2% du PIB/an en 2015.

Les auteurs de l?étude ont développé un modèle de croissance optimale pour évaluer les risques et impacts macroéconomiques d'une propagation de l'épidémie du VIH/sida par deux modes de transmission : les rapports sexuels et le partage des seringues.
L?étude estime les coûts de l?inaction pour les économies de la région et recommande une intervention immédiate des autorités publiques pour lutter contre l'épidémie par une distribution gratuite des préservatifs et des seringues.

Dans le cas de la Tunisie, le modèle estime que le VIH/sida risque de s?amplifier dans les années à venir et donc d?avoir un impact économique considérable sur la croissance démographique, les dépenses de santé, la croissance et la production.

Les estimations sont les suivantes :

- Taux de prévalence du VIH/sida moyen en l?an 2015 de 4%

- Réduction de la force de travail de 3,5%

- Réduction du taux de croissance du PIB pour la période 2000-2025 de 0,34% par an, en moyenne

- Réduction de la production de 45% (2000-2025)

- Augmentation des dépenses de santé liées au VIH/sida de 1,2 % du PNB en moyenne en 2025.

L'étude montre également les gains d'une intervention préventive à travers un élargissement de l'utilisation des préservatifs de 30% et de l'utilisation de seringues propres de 2


http://www.tunisieaffaire.com/articles.php?id=723
Par scorangel - Publié dans : Sida en Tunisie:
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Samedi 9 février 2008
Par scorangel
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Mardi 1 janvier 2008
Qu'on ne se méprenne pas, l'éducation sexuelle n'est pas apparentée à la pornographie.
L'éducation sexuelle, ce n'est pas comment on fait, mais voilà l'anatomie, la physiologie, voilà la biologie, voilà la psychologie, voilà la société avec ses us et coutumes, voilà les précautions et voilà les risques liés à la santé sexuelle et à la reproduction. Voilà aussi qui consulter en cas de besoin de conseil et de nécessité de traitement.


L'éducation sexuelle s'adresse à tout le monde, de l'adolescence à la vieillesse. Des problèmes de santé sexuelle, il y en a à tous les paliers de la vie.
« L'éducation sexuelle précoce n'incite pas à la pratique sexuelle précoce », c'est l'OMS qui l'a dit, après de nombreuses études dans plusieurs pays.

Une bonne éducation sexuelle évite les grossesses non désirées, les interruptions volontaires de grossesse, les maladies sexuellement transmissibles dont le sida, les risques de stérilité, les traumatismes psychoaffectifs, les violences sexuelles, les violences de genre, les drames familiaux, les infanticides, les suicides

L'abstinence ne peut pas résoudre la question de l'éducation sexuelle. Car l'éducation sexuelle ne se résume pas à la sexualité, mais contribue à l'équilibre qui aboutit à une bonne santé mentale et physique.

A Tunis, du côté des cliniques, hôpitaux et autres structures spécialisées, voilà quelques exemples de ce qu'on peut voir dans les services de gynécologie.

-Abir a 20 ans et 2 mois, elle est étudiante en 2ème année, et elle porte le khimar. Depuis quelques jours elle est prise en charge en milieu spécialisé pour trouble de l'attention, difficulté de concentration, tristesse excessive, mauvais résultats scolaires et infection génitale. Il s'est avéré que la dépression latente et l'infection génitale avaient la même cause. Le fiancé (peut-être était-il barbu !) obligeait sa future épouse à avoir des rapports sexuels. La jeune étudiante est complètement désorientée, partagée entre le dégoût, la dévalorisation de soi et l'envie de disparaître. Pratique très courante, nous dit-elle, dans le milieu étudiant «barbu/voilée».

-Esma, 23 ans, une étudiante en 3ème année dans une prestigieuse école, se demande comment elle est tombée enceinte alors qu'elle n'a eu que des rapports superficiels : «Personne ne m'a forcée à faire ce que j'ai fait, c'est parce que j'en avais envie », nous dit-elle. A la question de savoir si elle regrette ce qu'elle a fait, elle répond : « J'aurais aimé être informée et me protéger ».

-Le comble, c'est cette étudiante en paramédical qui « n'était pas sûre qu'on risquait une grossesse après le 14ème jour du cycle ». Elle l'a appris à ses dépens. « Dans ma discipline on fait très peu de gynécologie, et je n'ai jamais parlé de ça avec qui que ce soit ». Elle a à peine 20 ans.

...L'expérience est traumatisante pour toutes ces jeunes, à telle enseigne que quand on leur demande quel moyen contraceptif elles comptent prendre, elles répondent toutes : l'abstinence. Pourtant les récidivistes d'IVG existent.


Dans le cadre de la formation continue dispensée aux médecins de la Santé publique, l'orateur parle des problèmes de santé de la reproduction rencontrés par les jeunes et des différentes méthodes mises à la disposition des praticiens pour leur venir en aide (pilule abortive, pilule du lendemain, prise en charge psychologique, éducation sexuelle. Soudain un médecin femme interrompt la communication pour dire : « Dites-moi, nous sommes dans une société musulmane ou je rêve ? », et tout de suite un autre confrère renchérit : «Mais vous les encouragez en leur facilitant tout ».
L'orateur leur a demandé leur conduite à tenir en cas de viol ou d'inceste. La pilule du lendemain s'impose, pour éviter des catastrophes.


Les chiffres officiels confirment les inquiétudes du médecin.
Les viols et les incestes sont fréquents (un viol et un inceste sur cent consultations jeunes)
Les MST (maladies sexuellement transmissibles) représentent plus de 65% des motifs de consultations chez les jeunes.
La grossesse non désirée touche Mademoiselle tout le monde
Lors d'un séminaire médical à Tunis, le Dr X, chef de service de gynéco-obstétrique s'alarme du nombre croissant de grossesses non désirées chez les jeunes filles, quel que soit le milieu socio-culturel.

Il fut un temps où les grossesses non désirées touchaient les très jeunes filles à peine sorties de l'adolescence, ou ces malheureuses employées de maison abusées par leurs patrons mâles ou par d'hypothétiques fiancés.
Aujourd'hui le profil a changé, c'est un peu la fille de Monsieur tout le monde (elle peut être instruite ou non, il n'y a aucune différence statistique), dans la tranche d'âge des 20 à 25 ans.
Elle manque d'éducation sexuelle, c'est sûr, mais elle est à la recherche de ce partenaire qui tarde à venir.

Si en 1984 l'âge du mariage était 24 ans pour les filles et 27 ans pour les garçons, en 2005 il est de 29 ans pour les filles et 33 ans pour les garçons.
Quand on arrive à la trentaine et qu'on est célibataire, c'est le corps qui parle plus que la raison. Et si l'on est mal informé, on ne va pas comprendre son corps, et on ne va pas vivre en harmonie avec sa sexualité et sa société.




 

Par scorangel - Publié dans : Sida en Tunisie:
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Mardi 1 janvier 2008
Par scorangel - Publié dans : Sida en Tunisie:
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Mardi 11 décembre 2007

 

Let's Rock,Let's Prevent



Ô joie, ô bonheur ! Depuis si longtemps il n’y avait pas eu de concert au Centre Culturel de Menzah 6.

 

Ce 08/12/2007, un match de foot a été à l’origine de troubles de la circulation monumentaux tant le peuple en entier tenait à ne pas le rater. En entière ai-je dit ? Non… Une bande d’illuminés se comptant par centaines était au rendez vous pour assister à ce fameux concert co-organisé par la SCORA, organisme de l’Associa-Med, ainsi que la radio Tounes Blédi, et dont le but était de sensibiliser les jeunes à la pandémie du sida qui fait de plus en plus de victimes sans se faire remarquer. Arrivés près du centre culturel, une petite pause déjeuner s’est imposée.
Aussitôt finie nous sommes allés recueillir les impressions du public qui était surexcité pour une bonne majorité et présent bien avant l’heure officielle indiquée par les organisateurs. Heure purement tunisienne d’ailleurs, puisque le concert devant débuter à 16h n’a pu commencer que vers 18h15.

Avec un public épuisé par ces deux heures d’attente aux portes de la salle (attente qui aura du moins servi aux bénévoles de la SCORA d’effectuer quelques petits sondages et de distribuer quelques capotes) l’ambiance était assez terne pour l’opening du concert.

Un opening effectué par un groupe encore inconnu, « Insomnia ». Avec des reprises en tous genres, allant du Gospel au Rock, le groupe a su instaurer une ambiance pesante et tout à la fois très charmante. Avec deux vocaux féminins et un vocal masculin tripotant son clavier ce groupe a conquis les cœurs des mélomanes et a énervé une certaine partie des débiles congénitaux qui n’arrêtaient pas de réclamer Barzakh. Un manque de respect total envers le bon travail qui m’a personnellement charmé. Car contrairement à la majorité des groupes tunisiens, celui-ci a su faire la différence entre « reprise » et restitution à l’identique.

Durant la prestation de ce groupe, comme durant celles de tous les autres groupes, on a eu droit à des projections sur un écran géant placé sur le mur derrière la scène. Très belle initiative qui nous a permis de voir des séquences que l’on connaissait et d’en découvrir d’autres que l’on ne connaissait pas. Un bel outil de sensibilisation dont les organisateurs ont usé… Ludique et bénéfique à la fois. (Pas aussi ludique que certains préservatifs gonflés volants sur scène mais beaucoup plus utile en tout cas).

Quittant discrètement la scène, ce jeune groupe a laissé place à une formation devenue culte pour les habitués des concerts tunisois. The Travellers et leur Folk Rock qui fait danser les foules. Avec leurs compositions maintenant apprises par cœur par leurs fans dont je fais partie, ils ont mis le feu à la salle en redonnant de la vigueur à ce public qui s’était un peu collé aux sièges. Leur musique est toujours aussi simple et bien performée, vu le niveau des membres du groupe et l’excellence de leur violoniste qui est à lui seul l’une des clés du succès de ce groupe.

Sous un tonnerre d’applaudissements, The travellers laissent place à un groupe que je n’avais pas eu l’occasion de voir en concert auparavant. More and More. Jeune groupe ayant la pêche et se débrouillant très bien sur scène et ayant le sens du contact avec le public. Ils ont fait une bonne impression mais ce n’était pas assez pour effacer celle que leurs prédécesseurs ont ancré et encore loin d’égaler le groupe celle que le groupe suivant laissera. Je ne sais pas pourquoi mais la voix du chanteur m’a semblé un peu bizarre, peut être que c’est une première impression, je ne sais pas. J’attends de les voir ultérieurement espérons.

Et voilà le tour de 38ème parallèle qui arrive. Pour ma part j’avais entendu parler du groupe mais je n’avais encore jamais eu l’occasion de voir le show. Et voilà qu’aujourd’hui je regrette chacune de leurs montées que j’ai eu le malheur ou la stupidité de rater. Leur musique Rock Jazzée à forte tendance psychédélique m’a fait entrevoir les nuages dans une salle couverte tellement j’avais l’impression de planer. Une musique excellente, des musiciens confirmés, un show aussi bizarre qu’intéressant. Avec leur batteur qui ferait penser à certains grands batteurs de jazz tant la technique est évidente dans son jeu, et leur bassiste en état de transe durant une bonne partie du concert, j’ai été plus qu’ébahi, halluciné, je dirais même subjugué par ce groupe. (D’ailleurs les gars si vous comptez enregistrer vous savez à qui envoyer la démo).
Un groupe comme j’en ai vu peu en tunisie.

Et voilà les voices qui pointent le bout de leur nez. Après un concert plus que réussi à sfax, qui fait encore parler de lui, voices sont montés sur scène nous faire une belle leçon de musique. Certes ils nous ont habitués à mieux mais étant avec eux dans les loges je savais à quel point ils étaient fatigués et cela vu qu’ils étaient présents sur les lieux depuis sept heures du matin. Ce n’est pas le cas seulement pour eux mais ça a eu son petit effet. La fatigue combinée à quelques défauts de réglage du son, leur prestation est comme à leur habitude sans fioriture et sans défauts. Il manquait juste un petit peu plus de contact avec le public.



Encore un interlude vient nous emmener bien loin. Interlude chanté divinement par le vocaliste des Pentatonik et une jeune femme à la voix magnifique. Une reprise de Otherside qui m’a laissé bouche bée. Une merveille qui m’a rendu hystérique tellement elle m’a tripoté les sentiments. Le feeling était excellent et si j’en avais eu le pouvoir, j’aurais cloué ces deux là sur la scène pour au moins une heure à la jouer en boucle.
Et bien il est 22 heures et quelques quand enfin le groupe le plus attendu par les fans monte pour clôturer ce concert.


Barzakh, groupe Rock qui a charmé le public par ses mélodies simples et attractives et par le chant en dialecte tunisien de leur vocaliste Ghassen. Comme à leur habitude ils se sont mis le public dans la poche dès les premiers riffs et bien sur leur jeu de scène a été l’un des meilleurs, même si nous commençons à l’apprendre par cœur. Rien d’étonnant à ce que le groupe fasse un effet tel au public qui est de tous les concerts où se groupe monte, étant donné qu’il est doté de quelques uns des membres les plus talentueux que la scène Métal Tunisienne ait porté. D’ailleurs leur section rythmique est celle de l’un des groupes Tunisiens que j’ai le plus aimé, les défunts « Madshock ».


Un excellent concert qui n’a été gâché que par l’énorme retard pour qu’il daigne commencer et par le genre de public enfantin et peu mélomane qui s’est trouvé être majoritaire.

Chapeau bas à SCORA et à Radio Tounes Blédi qui ont bien organisé cet évènement et qui ont bien su gérer les imprévus qui se présentent toujours dans ce genre d’évènements. A refaire absolument au plus tôt (je ne sais pas, choisissez le thème du cancer, de la syphilis, de l’hépatite… Je m’en fous complètement ! Du moment que vous en refassiez un qui soit aussi bon…)

Par M.G.B.S - Publié dans : Projets
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